A propos de l'OIM

Présente en République démocratique du Congo (RDC) depuis 1994, c’est avec la signature d’un Accord de siège le 30 juin 2001 entre le Gouvernement et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) que l’Organisation a bénéficié d’un statut diplomatique sur le territoire congolais, favorisant par là le développement de ses activités dans divers domaines d’intervention.

Avec des bureaux dans plusieurs Provinces de la RDC, l’OIM gère une grande variété d’actions qui touchent à tous les aspects des mouvements migratoires et la protection des migrants et des déplacés internes. L’OIM en RDC rapporte directement à son Bureau régional pour l’Afrique australe en tant que Mission auprès d’un pays-membre de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

En tant que pays aux frontières communes avec des Etats-membres de commissions régionales de toutes les parties de l’Afrique, l’Organisation en RDC coordonne ses initiatives avec les Bureaux régionaux d’Afrique australe, orientale et occidentale, ainsi qu’avec les Bureaux de liaison auprès de l’Union africaine (UA), de la Commission économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), de la SADC, de la Commission économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA) et de la Communauté est-africaine (EAC), principalement.

En tant qu’Etat-membre de l’Organisation, la RDC est considérée comme un pays prioritaire pour l’OIM. En partenariat étroit avec les autorités congolaises, la communauté internationale et la société civile, l’OIM a développé ses actions pour améliorer la gestion des migrations dans le pays.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) est une organisation intergouvernementale comptant 162 Etats-membres et 9 autres Etats ayant le statut  d'observateurs œuvrant pour le développement de politiques idoines liées à la gestion des migrations, le bien-être et la protection des migrants et leurs communautés d'origine, grâce à plus de 450 bureaux répartis sur tous les continents.

Née en 1951 en tant que Comité intergouvernemental pour les migrations européennes (CIME), l'OIM a progressivement élargi sa couverture géographique à travers tous les continents et développé son portefeuille d'activités vers différents domaines d'une gestion globale des migrations, en partenariat avec ses Etats-membres. En particulier, l'OIM a défini quatre champs de gestion des migrations :

  • le couple migrations et développement ;
  • la migration assistée ;
  • la migration régulée, et ;
  • les mesures à mettre en place face à la migration forcée.[2]

La Constitution de l'OIM reconnaît que « les besoins des pays en développement devraient être pris en compte en matière de coopération et d'autres activités internationales relatives à la migration[3] ».

L'Article premier de sa Constitution définit le cadre d'action de l'Organisation : les objectifs de l'OIM incluent la facilitation du transfert organisé des migrants, l'assistance aux mouvements des personnes réfugiées, déplacées et en besoin, l'offre des services liées aux migrations à la demande des Etats concernés, le soutien d'activités de retour volontaire des migrants et l'établissement de fora de dialogue sur les migrations. Cette définition est complétée par l'expérience opérationnelle acquise par l'OIM depuis 1951. L'Organisation est impliquée dans de nombreuses activités qui touchent au domaine migratoire dans le sens le plus large[4].

Au niveau global, sur base de son mandat et de sa Constitution, l'OIM fournit un espace de dialogue sur les migrations et participe aux processus internationaux relatifs aux questions migratoires. Dans ce sens, en coordination avec son Siège, les bureaux régionaux, les bureaux de liaison et les bureaux pays de l'OIM, le Bureau en RDC est étroitement associé au Groupe mondial sur les migrations (GMG) et soutient le Forum mondial sur Migrations et développement (FMMD). L'OIM contribuera à la préparation et au suivi du Dialogue de Haut niveau des Nations unies sur les Migrations internationales et le développement (UN HLD) de New York en octobre 2013, en coordination avec des agences des Nations unies comme le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) ou le Département des Affaires économiques et sociales (UN DESA).Elle contribue aux débats régionaux sur les migrations avec les organes et commissions régionales en Afrique centrale, de l'Ouest, de l'Est et australe. L'Organisation est également membre du Comité permanent inter-agence (IASC), où elle coordonne à un niveau global ses actions et réponses humanitaires dans le monde, en collaboration avec un large éventail d'acteurs onusiens et non-onusiens.