Opérations d’Urgence et de Coordination Humanitaire

Opérations d’Urgence et de Coordination Humanitaire (RAPPORT DE SITUATION Septembre 2017)

La situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région du Kasaï est caractérisée par des conflits armés et intercommunautaires. Le conflit principalement situé dans l’est et le centre du pays a entrainé une crise humanitaire prolongée et le déplacement d’environ 3,7 millions de personnes dans tout le pays, occasionnant des besoins humanitaires accrus.

Dans la province du Nord Kivu, les territoires de Rutshuru, Masisi, Walikale, Sud Lubero et Beni sont les plus affectés par des conflits armés. Le retrait progressif des acteurs humanitaires amplifie la vulnérabilité des personnes. Durant les deux derniers mois, l’Agence des Nations Unies pour les Migrations (OIM) a facilité l’accès aux solutions durables pour les Personnes Déplacées Internes (PDIs) à travers le processus de fermeture de six sites de déplacement. Dans cette province, l’OIM coordonne l’assistance humanitaire dans 24 sites de déplacement où résident actuellement 13,894 ménages de 46,730 personnes.

Les relations intercommunautaires dans la province du Tanganyika se sont dégradées depuis le milieu de l’année 2016. Des conflits y sont récurrents entre l’ethnie des Luba (Bantu) d’un côté et l’ethnie des Twa (Pygmées) de l’autre, faisant de nombreuses victimes. Pas moins de 20% de la population totale de la province est actuellement en situation de déplacement. La sévérité du conflit ethnique depuis le début de cette année a provoqué le déplacement de 179,000 nouveaux individus et 47% de ces mouvements sont enregistrés dans le territoire de Kalemie. La grande majorité des déplacés dans ce territoire se sont regroupés depuis Novembre 2016 dans des sites de déplacement spontanés ou des centre collectifs dans et aux alentours de la ville de Kalemie.

Quant à la région du Kasaï, la violence a débutée en août 2016 au Kasai Central avec le soulèvement violent d’une milice locale. Depuis lors, des affrontements entre les miliciens et les forces de sécurité nationales, ainsi que des actes violents de plus en plus nombreux à l’égard des populations civiles caractérisent cette crise. Cette situation a entrainé depuis le début des violences le déplacement d’approximativement 1,4 millions d’individus. Actuellement, d’importants mouvements de retour sont signalés.

Veuillez lire le rapport complet en français sur ce lien: Rapport de situation (Septembre 2017)

Please read the full report in english on this link: Situation report (September 2017)