L’OIM appuie la mise en œuvre des enquêtes de vulnérabilité sur l’insécurité alimentaire dans des sites de déplacement au Nord Kivu

Comment améliorer et renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte où l’assistance humanitaire dans les sites de déplacement requiert un ciblage plus précis des objectifs ? Pour apporter une réponse, le PAM, en collaboration avec le HCR  et l’OIM, a initié depuis octobre 2015 une enquête sur la vulnérabilité en sécurité alimentaire dans  les sites de déplacement du Nord-Kivu. Ces activités entrent dans le cadre de ses attributions à réduire l’insécurité alimentaire des Personnes déplacées internes (PDIs).

L’OIM a travaillé en étroite collaboration avec le PAM  pour développer un formulaire électronique de collecte de données basé sur la technologie Open Data Kit (ODK) pour réaliser les enquêtes. Avec l’usage de cette technologie, les tablettes électroniques réduisent considérablement la marge d’erreur lors des enquêtes. L’OIM a largement contribué au développement des  procédures standard opérationnelles (SOP) relatives à l’identification des ménages composant la population cible. 

Les gestionnaires des sites ainsi que les partenaires de mise en œuvre des enquêtes du PAM, ont bénéficié d’une formation leur permettant à la fois d’appréhender les aspects techniques liés au concept d’insécurité alimentaire mais également à l’administration du questionnaire d’enquête et à l’utilisation des tablettes.

Durant le mois  d’octobre 2015,  les équipes conjointes (PAM-OIM-UNHCR avec leurs partenaires respectifs), ont été déployées pour la réalisation de ce travail  dans la zone de Goma. Cette intervention avait ciblé quatre sites de déplacement dont trois sous la coordination de l’OIM.

Du 10 au 20 novembre 2015,  le même exercice a été conduit  dans les sites de déplacement de Masisi centre qui comprend cinq sites de déplacement. Du 24 février au 01 mars, ces enquêtes ont été réalisées dans la zone de Rubaya dans le territoire de Masisi, comprenant  cinq sites sous la coordination de l’OIM et enfin du 15 au 18 mars 2016, les équipes ont enquêté dans les sites de Kasenyi et Katoyi (Rubaya). Il est prévu que les enquêtes se poursuivent très prochainement dans les sites sur l’axe Birambizo dans le Rutshuru pour les sept sites sous coordination de l’OIM jusqu’à atteindre les 54 sites de déplacement reconnus à ce jour par le secteur CCCM.

 

L’accessibilité physique constitue, de prime abord, la principale difficulté rencontrée et restera encore un défi majeur à surmonter pendant la saison de pluies sans oublier l’insécurité sévit dans la zone exigeant l’obtention d’une escorte militaire de la Monusco pour atteindre ces zones d’intervention, réputées peu sûres. Ce sont ces difficultés que le secteur CCCM ainsi que l’ensemble de la communauté humanitaire font face continuellement dans la mise œuvre de leurs tâches quotidiennes. Le résultat partiel des enquêtes  a été présenté au Comité Provincial Inter Agence  et partagé avec toutes les parties prenantes.